Grande gueule ou hypersensible ?

Aujourd'hui, je me confie à toi... dans ma vie j'ai souvent été qualifiée de grande gueule et comme je disais ce que je pensais, j'étais assez d'accord avec ça. J'assumais...

et puis j'ai lu des articles et un livre sur l’hypersensibilité.

Mon fils ainé a été évalué au CP :  intellectuellement mature mais émotionnellement immature. En l'observant et en m'observant je me suis rendue compte que cette immaturité dont on parlait c'était surtout de l'hypersensibilité et qu'en fait et bien cela me concernait peut être aussi.

Je n'ai presque aucun souvenir de mon enfance, si ce n'est les silences entre mon père et ma mère. Ou les cris parfois...

A l'âge de 12 ans, j’avais perdu mon grand père puis une tante, et un oncle à quelques mois d'intervalles... J'ai compris à ce moment là que la vie était plus courte que ce que je croyais. Qu'elle pouvait s'arrêter à n'importe quel moment. Que tout le monde ne vivait pas vieux. Pire, que tout le monde n’avait pas la chance de vieillir.

Le plus grand choc fut le décès de ma tante. Elle avait 38 ans et 3 enfants. Quand ce putain de cancer l'a emportée, mon cousin avait 1 ans de moins que moi et mes cousines un peu plus jeunes. Et là ma mère a dit une phrase qui résonne encore dans ma tête :"Elle les a élevés comme si elle savait qu'elle allait partir jeune" sous entendu, si ma tante était sévère c'était pour que mes cousins, cousines se forgent un caractère pour surmonter cette épreuve.... tiens, retiens inconscient...cadeau.

Enfant, je rêvais d’être détective parcourant le monde. Je rêvais surtout de liberté ! Mon diplôme en poche je rêvais carrière et puis j'ai préféré vivre mon premier rêve, devenir maman. Côté emploi...j'ai toujours eu la bougeotte, je n'ai jamais pu me résoudre à passer ma vie dans un bureau 10 heures par jour en attendant le week-end ou la retraite. 

Car, et si je n’y arrivais pas à la retraite ? Et si je n’avais pas le temps de voir mes enfants grandir. Et si ... et si ... pendant toute ma vie j’ai eu une ombre qui planait sur mon inconscient, la peur de mourir avant que mes enfants soient grands. Avant l’âge de 38 ans.
C’est cette peur qui a fait de moi une maman un peu trop dure avec mon fils aîné. Car n'était-ce pas la bonne façon de faire d'après ma mère ? Et puis, j’ai dompté cette peur. Et puis j’ai appris à m'écouter, à écouter mon fils, ses besoins et à profiter. Le chemin n'a pas été tranquille.

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J'ai été confrontée à plusieurs situations difficiles et même plusieurs personnes toxiques. Mon parcours professionnel n'a pas été épargné, pour mon premier poste, j'ai subi 2 ans et demi de harcèlement moral. Ma confiance en moi et mes capacités ont été ébranlées. Pourtant je n'ai jamais baissé les bras. Je ne peux pas faire un boulot conventionnel ? on trouve autre chose. Cela m'a donné la force et la volonté d'entreprendre plusieurs fois. Des erreurs, des échecs pour finalement arriver aujourd'hui.

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Il y a quelques semaines je suis allée voir une réflexologue, (tu trouveras l'article un peu plus bas). Elle a été étonnée de certaines choses. Au départ, elle manquait d'info, mes pieds ne parlaient pas.

Était-ce du déni ?

non, je tourne les pages sans regret du passé, j'avance ! et oui car j'ai compris que c'était bien meilleur pour ma santé,

Je regarde toujours droit devant. Par contre j'ai toujours eu du mal à gérer la frustration, l'injustice ou lorsque l'on me juge ou que l'on déforme mes mots, mes pensées, mes motivations... comme une enfant j'ai du mal à garder pour moi ce que je ressens car cela fait mal. Cela envahi ma tête et je ne le supporte pas. Alors je parle, je m'exprime parfois avec une voix forte, dans ces moments là, je veux que l'on m'entende, que l'on sache que je ne suis pas d'accord. Je peux très bien intervenir à un sujet qui ne me concerne absolument pas mais si l'émotion monte, si mon cœur s’accélère... il est presque vital pour moi de m'exprimer. On m'a longtemps pris pour quelqu'un que je ne suis pas.

Ainsi, je fuis de plus en plus toute situation qui pourrait me mettre dans ces difficultés. Ma dernière décision : quitter le conseil d’administration de l'école de ma fille. Trop d'égo, trop de paroles blessantes et gratuites. Et un profond désaccord sur les motivations qui doivent animées un CA d'école. Je prends les décisions qu'il faut pour moi et ma famille.

mes loulous et moi

 

Ma volonté d’avoir une vie saine vient aussi de là. La nécessité de prendre des décisions. Toute la malbouffe et l’utilisation de produits cracra jouent le jeu de la maladie. Je fais ce qui est en mon pouvoir pour voir grandir mes arrières petits enfants.

J'ai toujours essayé de consommer au maximum bio ou local, faire attention à tous les produits que j'achète. J'ai commencé à vouloir soulager nos soucis, nous soigner bien sur aussi avec de l'homéopathie puis les huiles essentielles au fil des années. J'ai toujours fait un peu de sport. Et là je viens de m'inscrire à la salle de sport.


Aujourd’hui j’ai trouvé ma place. Je profite de la vie. Je suis là pour mes enfants. J’aime mon travail non conventionnel à deux faces : L’accompagnement des futurs et nouveaux parents par le portage et tout le monde par l’aromathérapie.
Je bosse où je veux. Cette liberté je la chérie tous les jours, remplie de gratitude. Et je profite de chaque instant. J’ai 41 ans, je vais bien, mes enfants et mon conjoint aussi. J’ai toujours un peu peur de la maladie. Et je pense que quelque part, elle est la plus grande injustice que je connaisse. Du coup, c'est un sujet qui résonne toujours très fort en moi dès qu'il est abordé.... attention tsunami d'émotions. Même quand je suis super bien avec les copines en train de boire un mojito... je ne parviens pas à contrôler mes larmes. Elles coulent.

On a tellement de chance d'être en vie. Je suis remplie de gratitude. Je te souhaite de trouver toi aussi ta place si ce n'est pas déjà fait. Dis moi tiens, si tu la trouvais ou si tu la cherches encore ? OU si tu te reconnais dans mes lignes,

belle journée

ferme Young Living à Mona